Distribution et Gestion de l'énergie Publié le 20 février 2019

Bien choisir son disjoncteur différentiel

Un disjoncteur différentiel est un composant du tableau électrique. Il permet la protection de votre installation des courts-circuits, s'assure de son bon fonctionnement et prémunit les usagers des risques d’électrocution. Comment fonctionne-t-il ? Comment bien le choisir ? Quels sont les différents types de disjoncteur différentiel ? Les réponses dans notre guide de choix !

Par Margaux

1. Qu’est-ce qu’un disjoncteur différentiel ?

Un disjoncteur différentiel est un élément de votre tableau électrique qui sert de dispositif de protection électrique. Il est utilisé pour couper l’alimentation en cas de risque de court-circuit. De cette façon, les personnes sont protégées d’un risque d'électrocution et votre installation électrique est à l’abri des surcharges. Le disjoncteur différentiel permet également d’assurer le bon fonctionnement de votre système en cas de coupure électrique et permet de protéger vos appareils électroménagers à risque.

2. Comment fonctionne un disjoncteur différentiel ?

En contrôlant en permanence votre installation électrique, le disjoncteur différentiel est capable de détecter les fuites de courant et ce, grâce à la liaison équipotentielle. En comparant et mesurant l’intensité qui entre dans votre installation à celle qui en sort. Ainsi, s’il constate une différence de potentiel, appelée sensibilité et exprimée en milliampères (mA) il coupe le courant électrique.

3. Quelle est la différence entre un interrupteur et un disjoncteur différentiel ?

Un interrupteur différentiel sert exclusivement à protéger les personnes au sein d’une habitation d’une électrocution. La seule fonction qu'il possède est donc : la protection différentielle. Pour cela il compare le courant entrant et sortant et le coupe s’il détecte une différence.

Un disjoncteur différentiel, quant à lui, en plus de la protection des personnes, protège les biens matériels. C’est un composant qui à la fois le rôle d’un interrupteur différentiel mais aussi celui d’un disjoncteur. Il s'assure que les équipements électriques ne subissent pas de surtensions ou de courts-circuits. Le disjoncteur différentiel surtout utilisé dans le tertiaire et l’industriel, moins dans les installations électriques domestiques.

4. Différents types de disjoncteur différentiel, lequel choisir ?

  • Type AC : 
    Le disjoncteur différentiel de type A est le plus commun car le plus « basique ». Il ne détecte pas les fuites électriques de courant continu (liées par exemple à la foudre), mais seulement les fuites électriques de courant alternatif. Ce dispositif est donc réservé aux installations courantes tel que l'éclairage, prises électriques de la maison ou encore petits électroménagers - qui ne sont pas sensibles aux coupures intempestives et n’utilisent pas de courant continu. Cependant la plupart des appareils contenant de l’électronique embarqué, comme les machines à laver, les plaques à induction, les télévisions ou les ordinateurs, ce type de disjoncteur présente donc des limites.
  • Type A :
    Le disjoncteur différentiel de type A offre, en plus de la protection type AC, une protection contre les fuites électriques de courant alternatif. Il est recommandé pour les circuits spécifiques et particulièrement pour les installations ayant des appareils électronique et qui transforment le courant alternatif en continu pour fonctionner. C’est notamment le cas des lave-linges, fours électriques, plaques de cuisson ou bien les cuisinières. Par contre, un disjoncteur différentiel de type A ne sera pas suffisant pour protéger des appareils sensibles aux coupures électriques intempestives (lors d’un orage ou d’un problème sur le réseau électrique) comme un congélateur, un système d’alarme ou les équipements informatiques.
  • Type Hpi, Hi ou Si : 
    Ces disjoncteurs différentiels, également appelés disjoncteurs différentiels à Haute Immunité, sont exclusivement conçus pour éviter les déclenchements intempestifs et donc protéger les appareils sensibles comme les congélateurs, les systèmes d’alarme ou encore informatiques.

5. Quelle puissance choisir pour mon disjoncteur différentiel ?

La puissance maximale ou encore nommée calibre, correspond à la puissance que votre disjoncteur différentiel peut supporter sans être abîmé et donc, sans couper le courant. Il est alors primordial de bien choisir la puissance de votre disjoncteur différentiel. Celle-ci est exprimée en ampères (A) et se choisit en fonction du circuit électrique que vous souhaitez alimenter.

Puissance maximale (A) Circuit électrique alimenté
10 A ou 16 A Eclairage
16 A ou 20 A  Prise électrique
20 A Circuit spécialisé avec une puissance maximale de 4 600 W
32 A Circuit spécialisé avec une puissance maximale de 7 360 W
40 A Circuit spécialisé avec une puissance maximale de 9 200 W

Pour calculer la puissance qu’il vous faut, vous pouvez également faire le calcul suivant : multiplier la tension d’alimentation de votre réseau (exprimée en volts) par l’ampérage de votre disjoncteur différentiel. Cela vous donnera la puissance disponible.

6. Quels sont les critères de sélection pour choisir mon disjoncteur différentiel ?

Outre la puissance de votre disjoncteur différentiel, vous devez également vous préoccuper de la sensibilité et s’il respecte la norme CE.

  • La sensibilité : 
    La sensibilité est la différence entre l’intensité de courant qui entre qui qui sort. Exprimée en milliampères (mA), elle désigne le seuil de différence à laquelle votre disjoncteur différentiel va couper le courant électrique.
     
  • La Norme CE :
    Votre disjoncteur différentiel doit impérativement posséder le logo CE. Celui-ci vous indique qu'il est parfaitement sécurisé et conforme. Un disjoncteur différentiel de qualité permet d'éviter tout risque d'incendie

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